lundi, juin 22, 2009

Le Roy donnera son adresse à ces Messieurs les députés

Pour mieux comprendre le titre, ça commence à la cinquième minute.
enjoy.



source: France Inter sur Dailymotion

dimanche, juin 21, 2009

Terre orange - un blog des plus intéressant

« J'ai vomi dans mes corn-flakes » est une vidéo que j'ai eu la chance de trouver au fil de mes pérégrinations sur la toile.

Sur la même page j'ai trouvé l'adresse d'un blog qui m'a attiré l'œil.

Je n'ai lu que deux posts mais je suis déjà saisi.

En voici un :

« Dans un billet intitulé Question de style, j’avais promis de revenir sur la raison d’être des orthographes déplorables. Je pourrai me contenter de cette citation :

Une mauvaise écriture est une des formes du mépris qu’on a pour autrui ; car elle prouve qu’on attache plus de prix à son propre temps qu’à celui des autres. Grotius

Le mépris est souvent vertu, mais ici il ne peut l’être. Car écrire mal ce n’est pas seulement un mépris de l’Autre comme nous le dit Grotius. Écrire délibérément comme un porc, c’est mépriser les conditions même d’exercice du dialogue et de la pensée. A mes yeux, c’est un acte d’une violence inouïe contre notre civilisation. Car si la langue n’est que convention, elle est convention héritée, partagée, codifiée. Elle est fondement de toute culture. Son rejet n’est pas un acte anodin. L’homme se reconnait par la parole. Refuser la langue, la parole partagée, c’est s’exclure d’une part de l’humanité, c’est refuser un héritage précieux. Folie, déraison, arrogance. On ne saurait assez mâcher ses mots.

De la même sorte qu’un texte truffé de fautes et à la syntaxe approximative m’exaspère, en bon ayatollah de la langue l’usage abondant de néologismes m’irrite aussi. Ils sont le plus souvent inutiles, et il est tout du moins très présomptueux et orgueilleux de se croire à même d’améliorer la langue, fruit de tant de siècles.

Bien sûr, je tolère sans difficulté les orthogaffes, que je prodigue abondamment, dès lors que l’on s’efforce de les corriger. Nul n’est parfait. De même, le jargon est parfois nécessaire. Il n’empêche, une expression n’écorchant pas les oreilles, c’est une première étape vers une douce entente des esprits. »


J’aime beaucoup.
J’espère que vous aussi.

source : http://terreorange.free.fr/?p=627

Les belles lettres I

Lorsque je songe aux petites passions des hommes de nos jours, à la mollesse de leurs mœurs, a l’étendue de leurs lumières, à la pureté de leur religion, à la douceur de leur morale, à leurs habitudes laborieuses et rangées, à la retenue qu’ils conservent presque tous dans le vice comme dans la vertu, je ne crains pas qu’ils rencontrent dans leurs chefs des tyrans, mais plutôt des tuteurs. Je pense donc que l’espèce d’oppression dont les peuples démocratiques sont menacés ne ressemblera à rien de ce qui l’a précédée dans le monde; nos contemporains ne sauraient en trouver l’image dans leurs souvenirs. Je cherche en vain moi-même une expression qui reproduise exactement l’idée que je m’en forme et la renferme; les anciens mots de despotisme et de tyrannie ne conviennent point. La chose est nouvelle, il faut donc tacher de la définir, puisque je ne peux la nommer.

Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde: je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres: ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas; il les touche et ne les sent point; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie.

Au-dessus de ceux-la s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. II est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. II ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers a leur bonheur; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre?

C’est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l’emploi du libre arbitre; qu’il renferme l’action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu a peu chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même. L’égalité a préparé les hommes à toutes ces choses: elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.
Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.

Alexis de Tocqueville

De la Démocratie en Amérique, t. II, IVe partie, Chapitre VI

samedi, juin 20, 2009

la vérité nue

Mieux vaut être sourd...

"Mon rôle de président de la République, c'est d'essayer de mettre les réponses dans un contexte général et d'expliquer des tendances lourdes et non pas de réagir à l'émotion du moment", a déclaré le chef de l'État.

A propos de la commission parlementaire demandée par 63 députés sur le port du voile islamique type hijab, niqab et burqa

source:
Chatel et Besson divergent sur la burqa, Sarkozy temporise

mardi, juin 16, 2009

Mensonges!

Décret n°55-15 du 4 janvier 1955 pris pour l'application, en ce qui concerne le commerce des vêtements masculins, de la loi du 1er août 1905 sur la répression des fraudes

Version consolidée au 06 janvier 1955
Article 1

Est interdit et considéré comme une tromperie sur les qualités substantielles de la marchandise au sens de la loi du 1er août 1905, l'emploi de toute indication, de tout signe, de tout mode de présentation, en particulier par l'usage du mot "tailleur" ou de toute autre dénomination comprenant ce mot, susceptible de faire croire à un acheteur qu'un vêtement masculin a été exécuté suivant les procédés techniques conformes aux usages loyaux et constants de la profession de tailleur, qui comportent la coupe individuelle aux mesures exactes du client lorsque ledit vêtement n'a pas été exécuté dans ces conditions.


Jill Sander et consorts on veut des têtes!
Mes amis, trop longtemps nous nous sommes laissés berner par ses chinois sans scrupules et leur séides pénétrant jusque dans nos grandes surfaces et qui nous flattent sur notre "taille mannequin".

Boycott.


lundi, mai 05, 2008

Les invasions barbares III - rise of brutality

Des inconnus encagoulés attaquent un collège du Val d'Oise à la bombe lacrymogène


AP - Lundi 5 mai, 21h53

PARIS - Vingt à trente personnes encagoulées et armées de bombes lacrymogènes ont attaqué lundi après-midi un collège de Pontoise (val d'Oise), a-t-on appris de source policière. Trois personnes légèrement blessées ont été hospitalisées durant quelques heures.

Selon les premiers éléments de l'enquête, des inconnus se sont introduits dans l'enceinte du collège Parc aux Charettes vers 15h20 et ont aspergé de gaz lacrymogène des collégiens ainsi que des surveillants. Quelques coups ont été changés. Les assaillants se sont enfuis avant l'arrivée des forces de l'ordre.

"Selon la rumeur, ça serait une vengeance après un match de football récent entre les quartiers de Louvrais et de Marcouville", indique-t-on de source policière.

Aucune interpellation n'a eu lieu. "C'est malheureusement une scène de violence ordinaire en banlieue", indique-t-on au Syndicat général de la police Force Ouvrière (SGP-FO). Le commissariat de Cergy-Pontoise a été chargé de l'enquête. AP

Source: Associated Press - Yahoo news

mardi, avril 15, 2008

One world. No hope.




jeudi, février 07, 2008

"Pas de liberté pour les ennemis de la liberté"

Visiblement les deux anciennes éminentes raclures de la Guerre Froide ont bien retenu et médité cette phrase de Saint-Just. Voici deux articles respectivement de l'AFP et de Associated Press qui nous montrent combien le philosophe Alain avait raison: "La liberté est fille de vigilance"


Présidentielle russe: l'OSCE annule sa mission d'observation

AFP - il y a 1 heure 7 minutes
VIENNE (AFP) - L'OSCE a annoncé jeudi qu'elle annulait sa mission d'observation de l'élection présidentielle russe du 2 mars en raison "des restrictions imposées par les autorités russes".
L'instance chargée de l'observation des élections en Europe (BIDDH) auprès de l'OSCE, a annoncé que la Russie ne lui avait pas permis de déployer ses experts suffisamment à l'avance pour que la mission puisse se faire dans les règles.
"Une élection est plus que ce qui se passe le jour du scrutin", a expliqué le directeur du BIDDH (Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'Homme) Chrisiant Strohal, cité dans un communiqué publié au siège de l'instance à Varsovie.
"C'est pourquoi le calendrier fixé par les autorités russes nous a déjà empêché d'observer de nombreux éléments du processus électoral, à commencer par l'enregistrement des candidats et des aspects de la campagne, comme le travail des médias", a-t-il ajouté.
M. Strohal rendait compte jeudi de la situation devant le conseil permanent de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) à Vienne et devait y donner une conférence de presse à 12h30 GMT.
Le BIDDH, en conflit avec la Commission électorale russe depuis l'automne avait déjà boycotté les législatives russes de décembre 2007 également pour protester contre les restrictions imposées par Moscou.
Pour la présidentielle du 2 mars la Commission électorale russe est prête à accueillir seulement 75 observateurs, comparés à 400 aux législatives de 2003. Pour les législatives de décembre seuls 70 observateurs étaient autorisés à venir en Russie.
De plus, le gros de ces experts ne devait initalement arriver que le 28 février soit trois jours avant le scrutin. Cependant lundi Moscou a accepté que la plupart des observateurs arrivent déjà le 20 février en Russie.
De plus, selon le porte-parole du BIDDH, la Commission électorale russe avait également accepté l'arrivée au préalable d'une équipe technique pour préparer l'installation des locaux pour les observateurs.
Une autre instance de l'OSCE, son assemblée parlementaire, dont le siège est à Copenhague, a elle aussi annoncé jeudi qu'elle n'enverrait pas d'observateurs au scrutin présidentiel russe en raison des restrictions imposées par Moscou.
"Nous regrettons que certaines circonstances nous empêchent d'envoyer des observateurs à cette élection", a souligné le secrétaire général de l'Assemblée parlementaire Spencer Oliver dans un courriel, en faisant allusion à la limitation par Moscou des observateurs autorisés à se rendre en Russie.
Cette décision a été justifiée dans une lettre adressée jeudi par son président Göran Lennmarker au président de la Douma russe Boris Gryzlov.
"Merci d'avoir invité l'Assemblée parlementaire à venir observer l'élection présidentielle (...) malheureusement nous ne pouvons pas accepter votre invitation à envoyer un nombre limité d'observateurs à l'élection présidentielle prévue le 2 mars", a souligné M. Lennmarker dans cette missive également publiée par l'OSCE.


L'armée américaine confirme l'existence du Camp 7, enclave ultra-secrète au sein de la prison de Guantanamo

Par Andrew Selsky AP - il y a 44 minutes
GUANTANAMO - C'est en quelque sorte un camp dans le camp, à l'écart des autres installations. Pour la première fois, l'armée américaine a confirmé l'existence du Camp 7, enclave ultra-secrète au sein de la prison de Guantanamo, à Cuba.
Près de 300 détenus soupçonnés de terrorisme et/ou de liens avec Al-Qaïda sont actuellement détenus à Guantanamo, dont nombre sans inculpation ni jugement.
De nombreuses organisations de défense des droits de l'homme dénoncent le "scandale juridique et humanitaire" que constitue le centre de détention ouvert en janvier 2002 sur la base navale américaine, dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001. En l'absence de charges, 500 des prisonniers de la base en sont sortis, le plus souvent renvoyés vers leur pays d'origine.
La plupart des opérations de Guantanamo sont couvertes par le secret et plus de quatre ans se sont écoulés avant que l'armée ne révèle les identités des détenus, suite à une procédure judiciaire intentée par l'Associated Press sur la base de la loi sur la liberté de l'information.
Soigneusement encadrés par les militaires, des journalistes ont pu visiter les camps Echo, 1,2,3,4,5 et 6, sans pouvoir parler aux détenus. Des parlementaires, personnalités politiques et la Croix-Rouge Internationale y ont accès, mais ne donnent pas de détails sur leurs visites.
Quant au Camp 7, où sont incarcérés 15 "détenus de haute importance", son existence est restée secrète jusqu'à décembre dernier. Elle avait été alors mentionnée publiquement par les avocats de Majid Khan, un habitant de Baltimore (côte est) accusé d'avoir voulu faire sauter des stations-service aux Etats-Unis.
"Une décision de justice nous interdit d'en dire plus" sur le Camp 7, explique Gitanjali Gutierrez, un des avocats de Majid Khan. Le vice-amiral Mark Buzby, responsable des opérations pénitentiaires de Guantanamo, a confirmé officiellement l'existence de ce camp dans un entretien publié cette semaine par l'Associated Press.
Il s'est bien entendu montré avare de détails, soulignant veiller à ce que "très peu" de personnes, y compris au sein de l'armée, connaissent les détails de ce Camp 7. Il précise qu'il existait déjà lorsque le président George W. Bush a annoncé en septembre 2006 le transfert à Guantanamo de 14 suspects considérés comme importants. Un quinzième détenu, Abd al-Hadi al-Iraqi, est arrivé en avril 2007. On estimait jusqu'à présent qu'ils étaient détenus dans les Camps 5 et 6, installations de haute sécurité.
"Ils ont été directement dans cette installation", au Camp 7, a ajouté le vice-amiral. "Même au sein de l'état-major, tout le monde n'a pas accès au Camp 7, ni même connaissance de l'endroit où il se trouve", note le colonel Bruce Vargo, responsable des autres installations pénitentiaires de Guantanamo.
D'après le vice-amiral Buzby, les 15 détenus du Camp 7 sont isolés pour protéger les autres prisonniers. "Des détenus nous ont dit beaucoup de choses sur ce groupe de gens, et ce serait une situation très, très dangereuse s'il existait une possibilité de représailles".
Le colonel Larry James, dont l'équipe de psychologues assiste les personnels chargés des interrogatoires, ne veut pas savoir où se trouve le Camp 7. "J'ai appris il y a bien longtemps que pour réussir dans la communauté du renseignement, il faut rester soigneusement à sa place. Dès lors, si je n'ai pas un besoin spécifique de savoir quelque chose, je ne veux pas le savoir. Je ne pose pas de questions", résume-t-il. AP

Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois...